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L’internationalisation des applications Web

Par - le vendredi 1 avril 2011 - Web et Blogosphère

Note : article rédigé par Dan Aldulescu, responsable e-marketing chez Lingo24, agence de traduction.

Ce que vous publiez sur le Web est immédiatement accessibles aux utilisateurs du monde entier. Si vous désirez une application soit fonctionnelle en tout lieu, vous devez vous assurer qu’elles a été correctement internationalisée, puis localisée pour des régions cibles spécifiques.

Par définition, l’internationalisation est le processus technique de préparation d’une application pour qu’elles puisse être utilisée dans de multiples langues locales sans qu’il soit besoin de modifier le développement de façon conséquente par la suite. La localisation consiste à adapter une application dans une langue donnée, en ajoutant des composantes spécifiques à la langue et en traduisant le texte. Les deux termes sont souvent abrégés sous la forme i18n (internationalisation) et L10n (localisation). Voici quelques uns des aspects à garder en mémoire lorsqu’on internationalise une application Web.

Pourquoi internationaliser ?

L’une des raisons principales de l’internationalisation d’une application Web est de protéger la propriété intellectuelle. Si vous n’internationalisez pas votre application Web et qu’elle deviennent un vrai succès, il y a des chances que quelqu’un d’autre « l’internationalise » à votre place et crée son clone

Il y a des exemples fameux, ainsi par exemple de nombreux clones de Facebook apparurent jusqu’à ce que les versions localisées du site aient été officiellement publiées. Les deux plus grandes sont la russe Vkontakte et la chinoise Renren. Si votre application est correctement internationalisée, il y a de fortes chances qu’une version localisée soit adoptée dans de nouveaux territoires, plutôt que d’imaginer des développeurs dans ce territoire construisant un clone. Une fois que vous aurez internationalisé votre application, vous pouvez réaliser le travail de localisation vous-même ou, comme cela se produit souvent avec les projets open-source, vous reposer sur l’expertise de la communauté d’utilisateurs pour le faire à votre place.

Les bases de l’internationalisation

Certains processus de développement spécifiques sont requis pour internationaliser une application ; la plupart d’entre eux sont propres à la plate-forme de développement que vous utilisez. Néanmoins, il y a de nombreux principes universels dans l’internationalisation, dont certains seront examinés ici.

Vous devez établir clairement votre ‘langue de base’ aussi tôt que possible pour le projet. Ceci est particulièrement important si vous avez une équipe de développement multilingue. La langue de base sera probablement la langue par défaut lorsque des traductions manquent et ce à partir de quoi les traducteurs travailleront. Il est donc important de bien s’y prendre.

Assurez-vous que vous utilisez un langage clair, évitez les abréviations, le jargon et les expressions argotiques. Tous vos messages, ‘readme’ files, éléments de l’interface utilisateur, etc. doivent être écrits dans une langue concise et claire. Non seulement ceci améliorera la capacité d’usage de votre application, mais encore cela sera-t-il d’une grande aide lorsque l’application sera localisée. Vous pouvez maintenir une excellent qualité d’écriture en créant un ‘guide de style’, qui met à plat les règles et les conventions pour toutes les parties écrites de l’application.

Rappelez-vous que lorsque du texte est traduit, il occupe généralement plus ou moins d’espace. Par exemple, un paragraphe en anglais demandera généralement plus d’espace lorsqu’il sera traduit en allemand. Vous devez allouer suffisamment d’espace pour le texte traduit lorsque vous concevez des zones de texte, des champs de saisie dans un formulaire, des éléments de menu, ou autres. Évitez les dimensionnements statiques et, s’il y a des zones qui demandent des chaînes de caractères d’une certaine longueur, placez un commentaire pour les traducteurs de sorte qu’ils connaissent la longueur maximale du texte traduit.

S’adapter à des différences culturelles et pratiques

L’internationalisation ne concerne pas uniquement les différences linguistiques. Il y a d’autres différences culturelles et pratiques, qui affecteront la manière dont les utilisateurs interagissent avec votre application. Par exemple, les formulaires d’enregistrement doivent être suffisamment adaptables pour permettre de subtiles différences régionales dans les adresses, les code postaux, les numéros de téléphones. Les formats de date, les devises comme les poids et mesures varient tous, même entre des régions qui parlent la même langue. Lorsque c’est possible, utilisez les paramètres système pour gérer ces types de données régionales.

Dans ces instances, il est utile de disposer des grandes lignes de chacun des marchés pour lesquels vous envisagez votre application, afin de vous assurer que vous avez toutes les options nécessaires pour les différents formats d’adresse et pour les détails personnels, etc. Il vous faudra aussi répondre à des différences telles que l’esthétique et la logique des processus professionnels.

En utilisant des images, des icônes et des couleurs inscrites ‘en dur’ dans le code sans y apporter l’attention appropriée posera des problèmes lors de l’internationalisation. Le texte dans les images n’est pas souhaitable du tout parce que de nouvelles versions des images devront être recréées chaque fois que l’application sera localisée.
Assurez-vous que toute icône que vous utilisez ne véhicule aucune ambigüité et a un sens universel. Par exemple, utiliser un pouce levé pour signifier OK peut convenir dans beaucoup de pays occidentaux mais dans certaines parties du monde il s’agit d’un geste incroyablement offensif.
De la même manière, ne prenez pas les couleurs pour acquises. Si vous utilisez les couleurs pour véhiculer du sens, véfifiez que cela sera bien compris dans le monde entier. Le rouge peut symboliser la guerre, mais il peut aussi signifier amour et passion.

Enfin, évitez de concaténer des chaînes de caractères parce que cela rend la traduction encore plus difficile, souvent même impossible. Une meilleure approche sera d’utiliser des variables de noms qui peuvent être facilement déplacées et remplacées. Lorsque vous triez des données, rappelez-vous que tous les alphabets ne commencent pas avec le signe A. En fait, certaines langues n’utilisent pas même le concept d’alphabet – il est préférable d’essayer de faire faire le tri à la base de données, lorsque c’est possible.

Stéphane Gillet est l'auteur de cet article.

Amoureux des nouvelles technologies et du web, Stéphane Gillet a créé ce blog qui porte son nom afin d'exprimer ses passions et ses découvertes.

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